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S’expatrier à Montréal pour ses études, la belle aventure !

S’expatrier à Montréal pour ses études, la belle aventure !

Certains font le choix de s’expatrier à Montréal pour le travail, le temps d’un visa touriste, ou encore plus communément, pour un PVT; d’autres, comme moi, choisissent les études ! C’est une porte d’entrée comme une autre, une aventure tout aussi rocambolesque et incroyable.

Montréal

Près de 4 mois que je suis ici. 4 mois (déjà) que j’ai osé tout plaquer à Paris pour venir m’installer ici, outre-Atlantique. Oui, que j’ai eu la folie de tout foutre en l’air alors que tout se (re)construisait enfin et pour la première fois depuis longtemps, je m’y sentais bien. Oui, déjà 4 mois que je me suis fondue dans ce quotidien qui est devenu mien. Les semaines se sont enchaînées au gré des rencontres, des sorties, des découvertes. J’avais beau avoir déjà mis les pieds à Montréal il y a quatre ans, le temps d’une escale au cours de mon road trip, je ne connais en fin de compte rien de Montréal, de A a Z tout est nouveau. J’ai apprivoisé cette langue, cette trame urbaine au fil de mon emploi du temps à la fac. Le saut dans le grand bain, dans ces universités nord américaine au campus gigantesque où il vous faut presque prendre un bus pour aller de tel pavillon à tel pavillon. Aujourd’hui, j’achève ma première session à l’Université de Montréal et m’apprête à entamer la deuxième; il est temps de faire un bilan.

MontréalMontréal Montréal

Quatre ans en arrière, j’ai rêvé sans y croire un instant à cette envie de venir m’installer ici pour mes études. Il y a presque un an, lors de ce salon des diplômes à Paris, l’envie A refait surface. Pourquoi se contenter à son pays lorsqu’on n’y trouve pas ce que l’on cherche ? Pourquoi ne pas pousser les frontières et aller voir ce qu’il se fait au-delà ? Et si… Et si finalement on se lançait ? Au début, on y croit dur comme fer, on passe des semaines à confectionner LE dossier qui nous fera intégrer LE master que l’on convoite. On défend bec et ongles notre cas car on sait que les places se font rares. On oscille entre tous les sentiments, on se dit, finalement pourquoi moi et pas une autre ? On finit par boucler LE dossier après une énième photocopie, une millième reprise de LA lettre d’intention; et on envoie le tout en suivi, car c’est notre avenir dans cette mince enveloppe et que plus que jamais, ce n’est pas le moment de déconner; tout en laissant un rein pour le prix. Les semaines s’égrènent, à nouveau c’est le tumulte de l’espoir qui s’entremêle à l’oubli et à l’abattement; quand finalement LA réponse que l’on désirait tant mais dont on avait fini par ne plus attendre, arrive.

Quand bien même il m’a fallu un quart de seconde pour réaliser, au beau milieu de la Suède, que je venais d’être acceptée à Montréal, et que tout les plans établis juste avant venaient de voler en éclats; le quart de seconde qui a suivi, la réponse était évidente. C’était maintenant ou jamais. Il n’y avait pas à réfléchir, l’occasion ne se représenterait surement pas, j’avais tant donné pour ce fichu dossier, alors ce n’était pas le moment de tout foutre en l’air.

Septembre 2013, nous y voilà. LA rentrée que l’on s’est imaginée au cours des dernières semaines, dans ce nouveau cadre de vie et de travail, ce système scolaire qui nous est opposé et étranger et auquel il va falloir nous adapter. Voici donc mon département, ma deuxième maison pour les deux prochaines années. Encore un petit peu de paperasse et voilà qu’on obtient le précieux sésame de la carte étudiante. Me voilà donc officiellement étudiante en Maîtrise d’Aménagement, Conservation de l’environnement bâti à l’Université de Montréal ! La belle aventure commence…

L‘exercice rituel de l’emploi du temps s’entame, et après maintes prises de têtes, on se fait à cette histoire de crédits, à cette liberté déstabilisante et on apprend bien vite à apprécier les possibilités qu’elle recèle. Si nous avons certains cours obligatoires, nous avons également des cours au choix ainsi qu’à option. On en vient à être noyée sous les libellés de ces derniers, tant il y en a pléthore; et le champ est si vaste dans lequel on peut piocher. Aucune limite, si ce n’est celle de garder une ligne directrice à notre projet d’étude, mais sinon, rien ne nous empêche d’aller suivre un cours en premier cycle, et même, dans une autre université, McGill, Laval, Concordia…etc. Voilà le gros point bonus ! Voilà comment j’ai sauté sur l’occasion d’ouvrir mon champ d’apprentissage et d’enrichissement tant intellectuel que personnel, en allant suivre deux cours à l’Uqam, au département de Design.

Ma première session s’est ainsi composée de quatre cours. Cela peut paraître peu, mais sincèrement, quand on voit la dose de boulot perso qu’ils impliquent à côté, c’est largement suffisant !! Mes semaines se sont enchaînées au rythme  des cours de : Mise en valeur des ensembles urbains, Conservation des bâtiments et ouvrages, Etudes patrimoniales : méthodologies, et Stratégies de sauvegarde. Après trois ans d’Histoire de l’art, me voilà passée d’un penchant plus théorique à du pratique, du concret sur le terrain. Les jours ont filé et les projets ont avancé, pris forme petit à petit. Un boulot dingue, mais le plaisir de travailler, faire de la recherche sur des cas d’actualité, d’amener ainsi sa pierre à l’édifice. Apprendre à jongler entre les projets individuels et ceux de groupe. Savourer l’approche de l’enseignement canadien, cette considération de la part du corps professoral, de placer sur un même niveau étudiant et professeur, car des deux côtés, chacun a, à apprendre de l’autre. Sur ce point, la France à de quoi prendre note !! Se réjouir de l’importance accordée à la pratique et non uniquement au théorique, et sauter de joie à la moindre sortie sur le terrain.

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Le cours du mercredi matin nous aura conduit dans les faubourgs de Montréal, un beau matin, rencontrer un petit atelier d’ébénisterie; ou encore à arpenter aux couleurs automnales le cimetière Notre Dame des Neiges, accompagné de ce français expat’ depuis des années et l’écouter nous parler de cet amour qu’il a pour ce lieu et le coeur immense qu’il met à l’ouvrage pour la restauration de ces sépultures, charniers imposants ou simples pierres tombales. Le cours du vendredi matin nous aura donné le privilège d’entrer dans deux lieux mythiques de Montréal. S’engouffrer sous cette immense bulle, anciennement le pavillon des Etats-Unis lors de l’expo universelle de 67 et actuellement la Biosphère. Sentiment paradoxale que de se sentir protéger par ce dôme, mais à la fois mise à nu, par ces vents qui le traversent. Regarder Montréal, comme si on la voyait à travers un kaléidoscope.

Etre comme une gosse en franchissant le pas de la porte de cet appartement témoin d’Habitat 67, le découvrir laissé dans son jus. S’émerveiller devant une telle conception, une telle révolution bâtie pour l’époque. L’appartement est vide mais à la fois remplie. C’est étrange, on se sent à la fois à l’intérieur et à l’extérieur grace à cette luminosité si présente et prenante, l’omniprésence de ces baies vitrées qui vous offre une vue quasi à 360°, pas un côté qui n’en possède au moins une. La vue est à couper le souffle, la superficie des lieux donne une circulation mouvante telle un déambulatoire. On passe d’une pièce à l’autre, d’un étage à l’autre d’un côté à l’autre de l’appart’. On grimpe par le salon et on redescend par la cuisine.

Lorsque ceux ne sont pas les cours qui nous sortent sur le terrain, nous entraînent dans des colloques, ô combien passionnants, on en redemande et on y va par nous même ! M. m’a fait découvrir l’association Héritage Montréal, qui œuvre auprès de la protection et de la mise en valeur du patrimoine, par le biais de ses ArchitecTours. Un architecte bénévole et une thématique, pour une balade pédestre à travers Montréal ♥. Une belle occasion pour en apprendre un peu plus sur le visage de celle-ci, son évolution architecturale, urbaine, en lien étroit avec son histoire. Se familiariser avec ce paysage, cette trame, ce « passé » si récent finalement, et l’évolution si brutale et rapide qui en découle. Si Paris est indéniablement à Haussmann, si son uniformisation en fait une image de carte postale; Montréal apparait quant à elle, comme un véritable laboratoire. On est surpris de voir tant de styles cohabiter dans un même paysage.

Je ne sais ce que me réserve cette deuxième session à venir, si elle sera aussi riche et intense, stressante mais passionnante, que ne le fut la première; mais nul doute qu’elle me fera confirmer à quel point, venir s’expatrier à Montréal pour ses études, est une expérience hors du commun, et surement l’une des plus belles décisions de ma vie. :) Je ne vous ai parlé là que du côté pratique du fait de s’expatrier pour ses études, mais attendez que je vous parle du côté humain… ♥ Des rencontres et expériences incroyables que l’on peut y faire et y vivre… :)

12 comments

  • Lucie @Mondalu

    janvier 6, 2014

    Ah Montréal… Moi aussi j’y avais choisi les études. Tu viens de me rendre nostalgique (même si ce n’est pas très compliqué). Personnellement c’était un échange et je me souviens que ceux qui avaient choisi le Québec travaillaient 50 fois plus que ceux qui avait opté pour Barcelone. Leur approche de l’enseignement est vraiment intéressante. On se sent beaucoup plus considéré qu’en France et nombre de jeunes travaillent à côté pour pouvoir se payer leurs études. Chacun est impliqué et c’était assez fou le travail personnel qui est demandé. Contente que tu es tenté l’aventure, on voit les choses sous un angle différent ;) Du coup, tu y restes au minimum 2 ans ?

    • Vagabondanse

      janvier 10, 2014

      Ah ca oui, l’enseignement y est très différent et la charge de travail…on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer ! Les québécois sont d’autant plus méritants, que comme tu le soulignes, nombreux sont ceux à travailler à côté !
      En tout cas, pour sure, c’est une sacrée belle aventure :)
      Tu étais venue en échange pour un semestre ou bien pour une année complète ? Pour ma part oui, je reste les deux ans.

    • Vagabondanse

      janvier 12, 2014

      Ah ca oui, l’enseignement y est très différent et la charge de travail…on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer ! Les québécois sont d’autant plus méritants, que comme tu le soulignes, nombreux sont ceux à travailler à côté !
      En tout cas, pour sure, c’est une sacrée belle aventure :)
      Tu étais venue en échange pour un semestre ou bien pour une année complète ? Pour ma part oui, je reste les deux ans.

  • xelou

    janvier 6, 2014

    Ca me fait un peu penser à Londres cette diversité de style… En plus « immense » ^^, j’aimerai aussi découvrir ça, un jour peut-être :D

    • Vagabondanse

      janvier 10, 2014

      Je n’ai jamais mis les pieds à Londres, mais je te crois ! C’est vraiment très étonnant cette diversité :o J’ai tellement Paris en tête…!

    • Vagabondanse

      janvier 12, 2014

      Je n’ai jamais mis les pieds à Londres, mais je te crois ! C’est vraiment très étonnant cette diversité :o J’ai tellement Paris en tête…!

  • thibaudd

    janvier 6, 2014

    Les photos sont superbes. C’est toujours un plaisir de revoir ce lieu où j’ai vécu via ton argentique.

    • Vagabondanse

      janvier 10, 2014

      Merci beaucoup Thibaud ! :)

    • Vagabondanse

      janvier 12, 2014

      Merci beaucoup Thibaud ! :)

  • Jeremy Janin

    janvier 6, 2014

    J’ai tellement hâte de voir ça de mes propres yeux, c’est chouette de voir en photo l’envers du décor dont tu m’as tant parlé. Il y a de vraies petites pépites dans ces argentiques, comme d’habitude <3

    • Vagabondanse

      janvier 10, 2014

      Vivement que tu débarques avec ton gros sac oui, et que je puisse te montrer, faire découvrir tout cela (enfin!) :)

    • Vagabondanse

      janvier 12, 2014

      Vivement que tu débarques avec ton gros sac oui, et que je puisse te montrer, faire découvrir tout cela (enfin!) :)

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