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Analog / Voyages

Hello Lomography : Test du Lomo’Instant Wide !

Il y a quelques mois, la team Lomography m’a gentiment proposé de tester leur dernier petit trésor : le Lomo’Instant Wide ! (Vous pouvez d’ailleurs retrouvez mon interview à ce propos directement sur leur site.) Une belle opportunité pour la fan d’instantanés que je suis, de pourvoir enfin me frotter au format wide et surtout, une belle occasion pour me refaire une idée sur un boitier Lomo. Car la marque et moi étions plutôt partis du mauvais pied lors du précédent roadtrip aux USA. J’avais embarqué à l’époque le Lomo’Instant que je venais tout juste d’acquérir, et dès les premiers instantanés, en avais été sacrément déçue au point de courir deux jours après le début du roadtrip dans un Target pour me racheter un Fuji Instax (valeur sûre!) et réussir à sauver la poursuite du roadtrip en instantanés !

Hello Lomography : Test du Lomo’Instant Wide !

Test du Lomo'Instant Wide

Cette fois-ci on remet donc les compteurs à zéro ! Je reçois entre les mains le Lomo avec pas mal d’accessoires :

  • 2 objos (un ultra grand angle 28mm avec son viseur et un close up pour faire une map à 10cm)
  • 1 splitzer
  • plusieurs filtres colorées pour le flash
  • 4 packs de 10 films.

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une sacrée bête ! La taille du boitier entre les mains peut surprendre, mais finalement la prise est assez simple et je dois reconnaître qu’au moins, on a de quoi tenir. Personnellement, en bonne cartésienne, je suis assez fan de son côté « massif/brut ».

Crash Test  !

Je profite d’une belle journée ensoleillée pour embarquer le Lomo’Instant Wide et la copine Caro de Hello I’m Wild pour une session photos au coeur du parc de la Tête d’or à Lyon, en ayant en tête, une petite série qui se dessine. Bien que je trouve la première prise en main quelque peu compliqué, je dois reconnaître que : premiers instax et… premières belles surprises ! Compte tenu de mon petit passif avec un Lomo, j’avais pas mal de réticence à réitérer l’expérience, d’autant plus qu’autour de moi, je n’avais pas eu que de bons échos de ce boitier en particulier. Me voilà donc agréablement surprise par ces premiers essais :

Test du Lomo'Instant WideTest du Lomo'Instant WideTest du Lomo'Instant Wide

Très sincèrement, l’option dont j’attendais le plus avec ce test du Lomo’Instant Wide, n’était autre que…la multi expos ! Idem, en fan absolument des doubles expos de base à l’argentique en format 35mm, notamment avec mon canon AE1 (comme j’ai pu vous en parler ici notamment), c’était un petit peu le saint graal ! Très vite, j’ai eu envie d’orienter le test ainsi, vers une série d’instantanés en multi expos, de jouer sur le match portrait/textures, tant avec Caro, qu’avec Jeremy, voire les deux simultanément. L’occasion également dans certains cas de pouvoir combiner la multi expo + le splitzer. Le combo ultime PAR-FAIT !

Test du Lomo'Instant Wide

Test du Lomo'Instant WideTest du Lomo'Instant WideTest du Lomo'Instant Wide

De la surprise à l’incompréhension !

Le test du Lomo’Instant Wide s’est entamé, les instantanés se sont succédés et les aléas… sont arrivés. J’ai envie de dire, comme avec tout boitier argentique, tout film, on n’est jamais vraiment à l’abris d’aléas. Cela fait partie du jeu comme on dit, et après tout, dans certains cas il y a un certain charme. En ce qui me concerne, le mystère et l’incompréhension se sont littéralement liguées contre moi ! Je me suis mise à foirer beaucoup d’instax sans comprendre d’ou venait le problème. Tous ressortaient surexposés, alors même que je sous-exposais (car le boitier permet cette fonction). J’ai eu beau chercher, retourner le problème dans tous les sens…no idea ! Petit à petit, la série photographique à donc pris un tournant et à plus que jamais, bien porté son nom : « Fantographie » .Jugez plutôt.

Test du Lomo'Instant Wide

Test du Lomo'Instant WideTest du Lomo'Instant Wide Test du Lomo'Instant Wide

Je suis à la fois frustrée de ne pas comprendre ce qui s’est passé et également de ne pas avoir réussi à obtenir le résultat que j’avais en tête, mais je suis aussi ravie de cette petite série et de ce qu’elle dégage, suggère, dit et ne dit pas à la fois.

De même dans les aléas, ou bien malchance avec ce boitier, à trois ou quatre reprises, les instax n’ont pas réagi, ce qui ne m’était jusqu’alors, jamais arrivés avec des films Fuji Instax !! L’instax restait inexorablement un rectangle blanc. Et puis, fait surprenant à deux reprises, l’instax est comme resté « coincé » dans le boitier. Offrant dès lors un développement en deux temps (puisqu’il fallait en soi, déclencher 2 fois pour réussir à ce qu’il sorte entièrement au lieu d’une seule fois d’ordinaire) et donnant ce rendu avec la ligne de démarcation au milieu, comme vous voyez ci-dessous.

Test du Lomo'Instant Wide

Enfin, autre petite « fourberie » je dirais, du boitier et qui est à mon sens un élément important à prendre en compte dans la pratique photo du Lomo’Instant Wide, c’est cette histoire de…parallaxe ! Très sincèrement, j’ai mis du temps à capter le truc et m’y faire, et après coup, je sais que c’est quelque chose qui me dérange quelque peu. Pour faire simple, la parallaxe, c’est le fait qu’ici le viseur de l’appareil n’est pas aligné avec l’objectif, comme il peut l’être de manière générale sur n’importe quel boitier photo. Comme vous pouvez le voir sur la toute première photo de l’article, le viseur du Lomo’Instant Wide est à l’extrémité droite du boitier (ou gauche selon comment vous l’avez entre les mains!). De ce fait, concrètement, il faut constamment avoir en tête qu’en prenant en photo quelque chose, ce qu’on voit dans le viseur ne sera pas cadré ainsi à travers l’objectif, et il faut de ce fait, songer à cadrer un peu plus à gauche ou un peu plus à droite, en bas ou en haut, pour avoir votre sujet centré par exemple. Sinon, vous risquez d’avoir quelques surprises, comme ci-dessous :

Dans mon viseur, Jeremy ou encore le manège étaient parfaitement centrés. Or à l’arrivée, Jeremy se retrouve dans un petit coin en bas et le manège est quasi inexistant face à cet immense ciel bleu ! Il est vrai c’est un détail, mais qui est tout de même à prendre en compte avant de déclencher, si vous ne voulez pas avoir de mauvaise surprise. Cela dit, après deux ou trois coups, on cerne le truc et on s’y fait !

Hello Lomography : Reflective Portrait, pardi !

Bien entendu, je ne pouvais pas avoir le Lomo’Instant Wide entre les mains sans tenter un Reflective Portrait. La question ne se posait pas ! Qui plus est, la tentation était grande que de pouvoir jouer jusqu’au bout avec ce boitier et ma série fétiche, en alliant le Reflective Portrait à la multi expo ! :) Challenge accepted !

Test du Lomo'Instant Wide

Une belle surprise au rendu ! Et un petit coup de coeur pour l’historienne de l’art que je suis et qui y perçoit un petit clin d’oeil à l’oeuvre de Giuseppe Arcimboldo ! (Je vous laisse allez googliser son nom avec le titre de son oeuvre phare « Les Quatre saisons » pour mieux comprendre ;) )

Crash test du Lomo’Instant Wide, verdict : LomoAmigo or not ?!

Bien que Lomography avance le Lomo’Instant Wide comme un boitier à portée de main, je maintiendrais le contraire. Si je le recommanderais vivement, tant il est polyvalent et infini dans la création photographique, il n’est pas, à mon sens, pour tout un chacun, mais s’adresse plutôt à des photographes confirmés. À l’inverse d’un Fuji Instax qui est ultra intuitif même pour les photographes les plus novices ou du dimanche (sans aucune connotation négative on s’entend !) qui veulent immortaliser certains moments quotidien et/ou voyage sans dire d’en avoir une pratique frénétique et régulière, le Lomo’Instant Wide demande de l’entrainement, de la patience et de l’apprentissage. De plus, le prix des films instantanés étant ce qu’il est, on ne déclenche pas aussi vite avec l’assurance d’un rendu quasi parfait comme avec le Fuji, qu’avec le Lomo.

Alors oui, pour sûr, Lomo Amigo, car même si je ne me vois pas partir avec ce type de boitier en voyage et lui préfère mon petit fuji par sécurité, je suis totalement fan des possibilités créatives du boitier et dont je n’ai exploré qu’une infime partie à travers ce test (La preuve avec les deux exemples au flash en intérieur avec filtres couleurs. Il y aurait tant à faire!!!). Et si le prix n’était pas si élevé, je craquerais sans hésiter pour m’en offrir un et ainsi pousser l’expérimentation photographique plus loin, car j’adore ca et ce boitier en est le meilleur format et médium pour s’y frotter !

Si vous voulez un autre avis, la copine Cécile (aka La Fille Renne) a également pu tester la bête et en a fait une petite review sur son blog !

Et vous, avez-vous déjà pu tester des appareils photos instantanés ?! :)

4 Comments

  • Lionel
    16 octobre 2016 at 11 h 48 min

    Bonjour,
    Je ne comprends pas votre post. Vous dites qu’il n’est pas pour les néophytes mais il n’y a pourtant aucun réglage à faire. À part pour utiliser les modes « créatifs » (que je qualifierais pour ma part de « hasardeux »), il n’y a qu’à viser et shooter. Donc quel expertise serait requise pour l’utiliser comme appareil photo de « souvenirs »?

    Reply
    • Vagabondanse
      16 octobre 2016 at 21 h 01 min

      Bonsoir,
      Disons qu’en théorie oui, il est pour les néophytes et présenté comme axé grand public, puisque comme vous le dites, il possède en dehors des modes « créatifs, un mode « auto ». Là ou je nuance, et je m’excuse si ca n’a pas été clair, c’est que je trouve qu’il ne tient pas la route en mode auto, car il n’y a pas vraiment « qu’à viser et shooter ». Le rendu est bien trop décevant en comparaison d’un fuji en mode auto. Avec le lomo, je n’ai jamais pris une photo avec, sans avant (en mode auto) me poser la question de l’expo et de savoir si, suivant les conditions je devais légèrement sous ex ou sur ex, afin d’avoir réellement en image, ce que j’avais sous les yeux. Alors que le fuji (pour ce qui est de l’instax fuji mini 8), il suffit de le sortir, de viser, de regarder la petite lumière qui s’allume au niveau de l’objo et de tourner la bague en fonction pour adapter et hop, on déclenche et on n’a pas (ou très très rarement pour ma part) de mauvaises surprises. Le rendu est au rdv, la qualité de l’instax est top et perso, bien plus fidèle que celle du Lomo qui est plus aléatoire, moins précise dans le détail,souvent trop sur-ex ou sous-ex.
      Après, je suis peut être tombée sur un boitier récalcitrant avec le Wide, mais je ne crois pas vraiment, car je ne suis pas la seule à avoir le même ressenti.
      Donc de ce fait, voilà pourquoi dans mon post, pour quelqu’un qui veut utiliser un de ces types d’appareil photo en mode « souvenirs » sur le vif, je recommande aisément le fuji pour sa simplicité d’utilisation et surtout, pour sa qualité de rendu imparable; plutôt que le lomo qui est trop aléatoire et décevant, si on s’attend en déclenchant à voir apparaitre sur le film, ce qu’on voyait exactement dans le viseur.

      Est-ce que cela répond plus à votre question et vous semble plus clair/justifié ?!

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  • padoune
    22 juin 2016 at 22 h 24 min

    J’ai déjà eu des rendus comme ça avec l’instax, je crois que ça dépend vraiment de la pelloche ! j’en ai eu deux lots où les photos étaient sous-exposées à mort :/
    Mais bon ce sont les surprises et les aléas comme tu dis de ces appareils !
    Merci pour ton compte-rendu Sam, belle soirée à vous deux!

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    • Vagabondanse
      23 juin 2016 at 16 h 14 min

      Merci beaucoup Alex pour ton retour :) <3
      Sincèrement, je n'ai jamais rien foiré avec l'instax, c'est pour ca que cela m'a beaucoup surprise avec le Lomo. Je l'ai trouvé plus aléatoires dans le rendu et moins précis. Mais en effet, ce sont les aléas de ces appareils et de cette pratique :)

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