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Partir vivre à l’étranger : Montréal, la (ma) belle aventure !

Partir vivre à l’étranger : Montréal, la (ma) belle aventure !

Tout plaquer pour partir vivre à l’étranger, que ce soit pour un temps défini ou au contraire, improvisé. Une poignée de semaines/mois, ou à l’inverse plusieurs années, qu’importe la durée, car au bout du compte, cela reste une aventure hors du commun que je vous souhaite de vivre au moins une fois dans votre vie. Montréal a été ma belle aventure, et aujourd’hui c’est avec une petite pointe de nostalgie, mais surtout le sourire grand comme ça, que j’ai envie de revenir sur ce « petit » voyage d’une vie !

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

Partir vivre à l’étranger : Montréal, la (ma) belle aventure !

J’ai beau l’écrire noir sur blanc, ça ne sonne pas l’évidence. 4 ans. Déjà, 4 ans ! Il y a 4 ans, à cette même période, je faisais mes cartons pour Montréal. Je mettais en boîte ma douce Paris, pour aller à la rencontre de ma fougueuse Montréal, sans songer un instant que j’allais y vivre un chamboulement personnel aussi intense. On dit souvent, et j’aime à le croire profondément, qu’il y a toujours du bon et du moins bon à retirer de toute expérience, de tout événement. C’est aussi souvent ainsi, que l’on apprend, que l’on grandit et que l’on devient également parfois, plus tolérant, plus compréhensif ou encore plus patient. Chacun vivra la chose différemment, c’est certain, en retirera ses propres enseignements. Mais dans le fond, tous vous le diront. Tout ceux qui ont osé vous diront que, sortir des sentiers battus, de sa zone de confort, et partir vivre à l’étranger, a été leur meilleure décision.

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventurePartir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

S’expatrier pour la vie ou partir pour une raison donnée. Erasmus, PVT, séjour linguistique, volontariat et autres, les options sont multiples et les rêves et envies, à portée de main. Qu’importe la théorie, on sait tous que la pratique l’emporte et chamboule nos plans, peu importe la manière car au bout du compte, l’aventure que cela représente n’en sera que plus enrichissante et inoubliable. Preuve en est, j’étais résolue à partir vivre à l’étranger avec pour seul billet, un aller. Résolue à partir sans revenir. Finalement, l’amour entrera dans l’équation et chamboulera mes plans, me faisant rentrer après deux ans et demi outre-Atlantique.

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventurePartir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

Il y a 4 ans, j’ai choisi de partir au Canada pour les études. J’ai mis les voiles pour Montréal pour y faire mon Master, après avoir nourri trop de regrets durant ma licence, de ne pas avoir osé justement partir en Erasmus pour un semestre, quand je voyais une bonne partie de ma promo le faire et revenir au semestre suivant avec un sourire grand comme ca, des étoiles dans les yeux, nous raconter leur folle aventure aux quatre coins de l’Europe ou même, outre-atlantique. Certains y auront même trouvé l’amour ! Je pense à ma copine Clémence, souvenez-vous, j’étais allée la voir à New-York en train depuis Montréal; qui a rencontré sa moitié durant son Erasmus à New-York et avec qui, elle est mariée aujourd’hui.

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventurePartir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

Partir ainsi, tout plaquer du jour au lendemain ou avec préméditation n’a rien d’anodin et si, c’est à la portée de tous (car je n’en démords pas, quand on veut, on peut !), il faut surtout pouvoir oser. Ce petit verbe fait toute la différence ! Ce n’est pas rien comme aventure, comme expérience que de partir vivre à l’étranger. Car finalement, s’expatrier, c’est un peu épouser l’inconnu, se lancer à corps perdu dans une relation dont on ignore tout et faire des concessions, comme on le ferait avec l’individu. C’est accepter quelque part de lâcher prise (surtout si vous êtes comme moi, cartésien(ne) et relativement maniaque de l’organisation/planification !) et d’apprendre à vivre au jour le jour, à savourer chacun d’eux plus qu’hier et moins que demain. Savoir prendre tout ce qui vient, peu importe la nature, bonne ou mauvaise, et surtout aller de l’avant, coute que coute sans regretter un instant. Parce que vous verrez que sur l’instant, s’il y a plein de petites choses qui pourraient vous faire regretter, vous vous rendrez vite compte avec le temps et le recul, qu’il n’y a pas lieu de regretter.

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

Je ne vais pas vous mentir, les premières semaines, premiers mois à Montréal n’ont pas été simples. J’ai fait le choix de tout plaquer à Paris, alors même que je venais de passer un tournant dans ma vie perso et commençais tout juste à me (re)construire. Il y a eu des doutes après-coup, des fameux « et si », et puis très vite, il y a eu l’évidence, malgré les aléas tumultueux que peut réserver une expatriation, que c’était l’une des meilleures choses que je pouvais faire. Partir. Si je l’avais toujours fait jusqu’à présent, puisque, en tant que fille de militaire c’est quelque part dans mes gênes dira t-on (!); à ce moment précis de ma vie, traverser un océan et vivre avec 6h de décalage horaire, dans un pays inconnu, une culture étrangère etc, a été la meilleure chose qu’il me fallait.

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

En effet, on pourra dire ce qu’on voudra, mais si la langue, le français, le Québec a ceci en commun avec la France, le choc culturel n’en est pas moindre pour autant. Je ne le soupçonnais pas avant d’y venir, mais vivre une telle aventure, c’est faire le choix de s’immerger dans celle-ci, dans toutes ses différences et complexités, ses désavantages et ses avantages. Que ce soit pour un séjour linguistique, des études, un pvt ou autre, et peu importe la durée, l’immersion n’en est que plus intense; même au Québec. S’il y a des similitudes avec la France, je peux vous assurer que la vie y est bien différente. Beaucoup penseront au climat, à la langue avec toutes ces expressions du « vieux français » que nous n’utilisons plus chez nous. Franchement, qui dit encore en 2017 « c’est très dispendieux » ?! Ou encore à cette traduction à l’extrême pour absolument tout. Il y a bien entendu l’accent, ce fameux accent québecois. Mais pour moi, il y a surtout la diction, et sans que je ne m’en rende compte (du moins je m’en suis aperçue en rentrant), cette habitude prise que de parler… lentement ! Nous autres français, sommes connus pour parler extrêmement vite, quitte à mâcher, avaler certaines syllabes. Croyez-le ou non, mais ca fait étrangement un bien fou que de poser ainsi sa diction, et on s’y fait aussi vite que tout naturellement, en prenant au passage une pointe d’accent sur certaines intonations et quelques expressions comme le « tsé », « c’est correc » et autre « faque ». Ô oui, s’il y a des similitudes avec la France il y a aussi des différences, dont une majeure pour moi au quotidien : sa qualité de vie. Cette surprise sur l’instant, que d’apprendre à lâcher prise, ne plus être sur ses gardes constamment dans la rue, le métro, etc, vis à vis de l’autre. Mais apprivoiser le bonheur que c’est que de vivre sans se poser de question, ne pas être tourné vers soi mais vers les autres et ne plus en avoir peur. Echanger quelques mots à l’arrêt de bus, à la caisse du supermarché ou que sais-je, avec un parfait inconnu, sans pour autant avoir une once de crainte, d’appréhension, de suspicion en toile de fond. Pouvoir rentrer à l’heure qu’on veut, porter ce que l’on veut sans être dévisagé, jugé ou embêté. Ô oui, croyez-moi, on a tendance à oublier cela, parce que c’est malheureusement tombé dans notre quotidien, notre société actuelle, que de vivre sur ses gardes, dans l’appréhension et le jugement de l’autre. Pourtant, le respect, la tolérance, c’est si important au quotidien. Je crois profondément en la force et la grandeur de la diversité et non en l’exiguïté de l’uniformité. Montréal me manque pour bien des raisons, mais nul doute que celle-ci en est surement la première, cette simplicité de vivre au quotidien à travers ce respect et cette tolérance. Je ne peux que vous conseiller la lecture de l’article d’Angéline à ce sujet « Je porte ce que je veux, merde ! »,  pour mieux comprendre mon parallèle entre Montréal (le Québec tout entier même) et la France et ce que j’entends par « simplicité de vivre au quotidien ».

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure

Partir vivre à l’étranger, c’est osé, oui. Oser franchir le cap, mais aussi l’appréhension que l’on pourrait avoir du déracinement, de se retrouver « seul ». Parce que s’expatrier, sur le papier, c’est prendre la décision de partir bien souvent seul(e) vers l’inconnu; mais en réalité, en pratique, c’est être plusieurs face à cet inconnu, grâce et à travers toutes ces rencontres que vous ferez. C’est se comprendre sans avoir besoin de parler, être dans ce bateau de la traversée, ensemble, et vivre cela de manière soudée. Vivre dans ce monde à part, loin de tout, loin des nôtres qui ne peuvent se douter, imaginer un seul instant ce que nous vivons, tant cette Histoire n’a de sens que parce qu’il faut la vivre et s’y noyer, pour la comprendre. Partir vivre à l’étranger, s’expatrier, se déraciner pour vivre une expérience à des miles de son « chez soi » est une chose. La vivre ensemble, en est une autre. On a beau venir d’horizons divers et variés, de contrées proches ou lointaines, de pays frontaliers, se croiser au gré de l’écriture de notre aventure; dans le fond, on est jamais vraiment seul. Au contraire, on est bien plus nombreux à être pluriel ensemble, que singulier séparément. Car à y regarder de plus près, le regard est le même, la sensation est identique et l’histoire est elle, pleine de similitudes et d’échos. On le dit souvent, mais je crois bien qu’il n’y a pas plus bel exemple qu’une telle aventure à l’étranger pour le vérifier, il faut le vivre pour le croire, le ressentir pour le comprendre. Les paroles peuvent être bien belles, bien chaleureuses, mais tant qu’on n’est pas dans le cercle interne, que l’on n’y a pas été au moins une fois, on ne peut s’imaginer un seul instant la teneur de ce qui s’y trame; l’ouragan qui y règne, y fluctue et nous fait nous entrechoquer pour mieux nous enlacer et nous trouver. Ô oui, ma belle aventure à Montréal n’aurait pas eu la même saveur sans Eux, sans toutes ces rencontres, ces belles amitiés et même ces rencontres plus furtives. On n’a pas idée des liens qu’une telle aventure peu créer, souder.

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Ô oui, on a tous à un moment donné ou à un autre, une bonne raison de vouloir prendre le large. On a tous à un moment donné eu ces « et si » dans un coin de nos têtes, à certains moments clefs ou instants T de notre vie, qui ont fait naître cette envie d’ailleurs. Parfois même, plus qu’une envie, un besoin d’ailleurs. Il y a 4 ans, j’ai tout plaqué pour partir vivre à l’étranger, et si demain, il fallait recommencer, je (re)signerais sans l’ombre d’un doute. Je repartirais avec la même envie de vivre à nouveau ce tourbillon intense et coloré qu’une telle aventure implique. Car c’est une explosion accélérée. Un condensé de vie en un espace temporel réduit.

Et vous, avez-vous déjà tout plaqué pour partir vivre à l’étranger ? Seriez-vous prêts à le faire ? :)

Partir vivre à l'étranger : Montréal, la (ma) belle aventure


Création de contenu pour ESL – Séjour linguistique. Je reste comme toujours, libre de mes propos et de ma ligne éditoriale.

31 comments

  • Joli Tropisme

    novembre 12, 2017

    À force de te suivre sur Instagram, je réalise que je n’avais pas encore consulté ton blog. C’est chose faite maintenant et cet article particulièrement me parle. En décembre, ça fera 3 ans que j’ai tout quitté en Belgique pour m’installer au Rwanda. C’est une aventure incroyable que je vis avec mon mari. On est des expats dans le sens commun du terme car nous sommes venus créer notre entreprise et qu’à priori cette installation est définitive. Quoique une fois qu’on est parti, on y prend goût mais ce qui est certain c’est qu’on ne retournera pas en Belgique si on devait quitter le Rwanda. On est parti avec notre fille de 2 ans à l’époque, depuis une deuxième petite fille nous a rejoint, et cette vie à l’étranger hors de notre zone de confort c’est aussi pour elles. Je crois aussi qu’on devrait tous tenter l’expérience de partir loin au moins une fois dans sa vie. C’est compliqué à expliquer mais c’est vraiment une expérience incroyable.

    • Vagabondanse

      novembre 13, 2017

      La magie d’instagram et des jolies découvertes ! Merci beaucoup pour ton partage d’expérience par ici Nathalie :)
      Quelle folle aventure cela a du être que de tout quitter ainsi pour se lancer dans cette aventure, presque j’ai envie de dire, cette nouvelle vie ! Puisque vous y êtes partis pour créer votre entreprise et semblait bien ne plus vouloir en partir. Je trouve ca si chouette, et quels souvenirs et expériences pour tes deux filles ! Je suis convaincue qu’elles en prendront conscience plus tard (si ce n’est pas déjà le cas). Je sais que pour ma part, j’ai souvent plus jeune haïs mon père (militaire!) de nous avoir trimbalé ainsi aux quatre coins de la France et à l’étranger au gré des mutations, mais avec le recul, je le remercie 1000 fois aujourd’hui. Car je prends conscience de tout ce que cela a pu m’apporter, me forger. Une richesse incroyable, une capacité à s’adapter, à aller à la rencontre de l’autre. Bref, comme tu le soulignes si bien, à sortir de sa zone de confort, et ca fait parfois le plus grand bien :).
      Il faut vraiment le vivre au moins une fois pour le comprendre.

  • Julia Laffaille

    octobre 3, 2017

    De très belles photos empreintes de douceur, j’aime beaucoup :)
    Je pars à Montréal dans moins d’une semaine et ton article vient de me donner encore plus envie :)

    • Vagabondanse

      octobre 4, 2017

      Merci beaucoup Julia !
      C’est une bien belle aventure qui t’attend !! :) Combien de temps vas-tu y rester ?
      Pour ma part, je croise (fort) les doigts pour revoir ma douce Montréal au printemps prochain ♡

  • Authentik Vietnam

    septembre 19, 2017

    Très belle aventure!

  • Annabelle

    août 7, 2017

    Depuis toute petite ma fille rêve d’aller vivre au Canada mais j’ai peur qu’elle s’y sente seule et qu’elle ait vite le cafard. Je pensais l’envoyer 2 ou 3 semaines en séjour linguistique à Vancouver pour progresser un peu en anglais (elle n’a que 16 ans elle a encore le temps) mais surtout pour apprendre à connaître le pays et faire quelques rencontres.
    En tout cas merci pour ton article, ça me rassure un peu …

  • Ocilia

    juillet 10, 2017

    Pour moi c’est très bientôt, que je plaque tout pour partir à l’étranger, puisque je viens d’avoir un PVT pour le Canada. Départ prévu pour mai 2018…

    Je suis déjà partie 10 mois au Chili, dans le cadre d’un stage, mais là j’avoue que j’appréhende beaucoup plus : je n’aurai pas de boulot, j’ignore encore si mon copain vient avec moi, je ne connais personne… C’est vraiment l’aventure, pour le coup ! Et puis j’ai 30 ans, j’ai l’impression de faire ça un peu tard, mais tant pis !

    Quoi qu’il en soit, comme toi, je suis persuadée de ne pas regretter cette décision. Ce que l’on retire de ces expériences est tellement précieux…

    • Vagabondanse

      août 18, 2017

      Crois moi Ocilia, il n’est jamais, JAMAIS trop tard. Quoi que tu puisses en dire ou en penser, 30 ans c’est encore jeune !! J’ignore encore ou tu choisiras de passer ton PVT, mais très franchement, à Montréal, c’est un tel brassage de tous horizons, qu’on oublie très vite tous ces petits détails futiles comme le fait de ne connaître personne. La mentalité est si différente, le mode de vie aussi. Les québécois sont si chaleureux, et je t’assure que c’est extrêmement simple de faire des rencontres et de se recréer un cercle social :)
      En tout cas félicitations pour l’obtention de ton PVT et bon vent à toi ! Je suis convaincue que tu vivras une très belle expérience :)

  • La Petite Culotte

    juin 29, 2017

    Ton article est tellement beau. Il me donne envie de partir à l’aventure, de braver toutes mes peurs et de tout plaquer pour prendre le premier avion vers une destination inconnue.
    Je l’enregistre dans un coin de mon ordinateur pour le relire encore et encore, pour le jour où j’aurais envie de tout quitter pour vivre une grande aventure.

    • Vagabondanse

      juillet 3, 2017

      Oh ! merci beaucoup Ines, tu ne peux pas me faire plus plaisir en me disant cela :) Je te souhaite sincèrement de pouvoir un jour vivre pareille aventure. Cela chamboule tant de choses en nous ! Nous ouvre les yeux sur bien des choses, nous pousse à nous surpasser, surmonter des petites barrières que l’on pensait être des montagnes, et je suis convaincue au fond, que cela ne peut nous faire que le plus grand bien :)

  • Charly

    juin 28, 2017

    C’est certain que l’expatriation est une aventure formidable. Je suis assez d’accord avec ce que tu dis. Après la grande différence entre nos deux pays d’accueil fait que je ne vis pas certains points comme toi. Je prends rien que l’exemple ou tu dis qu’à Montréal tu as appris à lâcher prise, à arrêter de te méfier, à être toi même. Moi au contraire, j’attends mon retour en France pour enfin, lâcher prise, marcher dans la rue sans avoir les yeux braquer sur moi… Mais dans le fond, malgré quelques difficultés face au choc culturel, la barrière de la langue, parfois à la solitude, au déracinement, pour rien au monde, je ne regrette ce départ. Ma plus belle expérience, ça c’est sur.

    • Vagabondanse

      juillet 3, 2017

      Il est vrai que une expatriation à Madagascar n’est en rien comparable à celle que j’ai pu vivre au Canada et pour en avoir eu des échos ne serait-ce que par des copains qui y voyageaient seulement, il y a véritablement un choc culturel et cette stigmatisation tenace du « Vazaha » (et j’imagine comme cela doit être ô combien particulier à vivre). Néanmoins, si malgré tout tu ne regrettes pas ton choix et si cela reste la plus belle expérience, alors c’est là le principal !

  • Bibliblogueuse

    juin 27, 2017

    Bel article dans lequel je me reconnais en partie. Je suis partie vivre un semestre à l’étranger lorsque j’étais étudiante (vive Erasmus !) Je suis rentrée en France, j’ai commencé à travailler, j’ai eu des enfants, et un jour, je me suis dit : stop ! On part ! J’habite depuis 4 ans au Japon et je suis ravie de cette décision qui me comble chaque jour. Cette expatriation est évidemment très différente parce que quand on part en famille, on n’engage pas que soi, c’est plus compliqué, mais si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde. Je repartirai probablement dans un an vers un autre ailleurs :)

    • Vagabondanse

      juillet 3, 2017

      Quelle aventure !! Il est vrai qu’avec des enfants dans l’équation, la donne n’est pas la même, on ne part pas aussi facilement. Néanmoins, cela montre bien (comme j’aime à le penser et le dire!) que ce n’est pas impossible ni infaisable avec une famille :) Tout est une question d’organisation ! En tout cas, je trouve ca vraiment chouette que vous ayez osé et que vous songiez même à repartir vers un autre ailleurs. C’est tout le mal que je vous souhaite !! Déjà une idée en tête de où exactement, ou juste l’envie ? :)

      • Bibliblogueuse

        juillet 3, 2017

        L’envie et un peu l’obligation (fin de contrat). Quant à la destination, on verra où le vent nous porte ! ;)

  • Partir un jour

    juin 26, 2017

    Très bel article !
    J’espère pouvoir me lancer un jour ;-)

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      C’est tout le mal que je te souhaite !! :)

  • Charlotte

    juin 26, 2017

    Expatriée depuis 5 ans, je me retrouve dans tes mots ! Je ne suis pas sûre que partir ait été la meilleure décision que je pouvais prendre (en fait, ça me semblait surtout logique au moment où je l’ai prise), mais pour sûr, c’était la bonne. Ce que j’ai vécu en 5 ans, ce bousculement progressif de mes valeurs et de ce en quoi je crois, pour en intégrer progressivement de nouvelles, a été une vraie révolution. Aujourd’hui, je ne sais même plus dire si je suis « d’ici » ou « de là-bas ». Je suis d’un peu les deux, un mélange. Est-ce que je « rentre » quand je prends l’avion pour la France pour les vacances ou est-ce que je « rentre » quand je reviens des vacances en France pour retrouver mon quotidien ? Et finalement, où est « l’étranger » ? Merci pour ton bel article plein d’amour et de douceur…

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      C’est drôle que tu évoques cela Charlotte, car c’est exactement ces questions que je me posais en vivant à Montréal, lorsque je rentrais notamment en France pour les fêtes de fin d’année :). J’ai toujours considéré Montréal comme ma maison lorsque j’y étais (surement parce que je n’ai aucun port d’attache en France, en raison des nombreux déménagements que j’ai fait depuis que je suis née). En revanche, revenir au pays après cette expatriation, m’a montré à quel point j’aimais mon pays, à quel point j’étais fière d’être française. C’est idiot, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti et j’en ai été la première surprise. Partir si loin et s’immerger pendant tout ce temps dans un autre pays, une autre culture, m’a fait ouvrir les yeux sur la mienne, sur pleins de points. Un bouleversement progressif comme tu en parles, et qui m’as appris énormément. Je ne l’ai pas dis noir sur blanc dans l’article, mais c’est vrai que pour diverses raisons et qui sont propres à chacun, on ne revient jamais vraiment indemne d’une telle aventure :)
      En tout cas, merci beaucoup à toi Charlotte pour ce partage d’expérience !

  • carnetceleste

    juin 26, 2017

    Je pars fin septembre à Londres pour finir mes études. :) Quand on me demande si j’ai préparé quelque chose je dis seulement que j’ai acheté mon billet. Avec mon petit ami nous verrons une fois sur place. Apparemment Londres est une ville ou tout va vite alors je me fais confiance. Mais je suis impatiente d’y être et ton article m’a donné encore plus envie de prendre mon envol.

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      C’est chouette ca comme projet ! Je ne connais pas Londres, mais la proximité fait surement qu’il y a comme un air de « comme à la maison » que l’on peut ressentir :) Et puis, je serais tentée de dire que tu as entièrement raison de ne pas avoir tout planifié au carré. Cela a du bon de se laisser porter, et puis, quand on s’expatrie comme ca pour une aventure, les choses arrivent et se passent si vite dans notre quotidien qu’il est bien utopique de penser réussir à tout préméditer en amont. Alors, profites, prends les événements, les rencontres comme elles viennent, et savoure, emmagasine tous ces jolis souvenirs que tu vas vivre et te forger :)

  • Marie Voyages

    juin 26, 2017

    Ton article me fait beaucoup de bien car cela fait plusieurs années que je prépare un voyage d’un an et demi autour du monde (plusieurs années car en fait, j’attends surtout le terme de mon contrat de travail pour partir ^^) et j’avoue que ces dernières semaines, j’évolue dans une période de doute : je me demande à quoi bon, ne vaudrait-il pas mieux commencer à « me poser », investir dans quelque chose de durable, profiter de la vie que j’ai aujourd’hui, qui me plait déjà beaucoup, de mes amis, etc ?
    Mais je sais que, si je ne le fais pas, je porterai ce regret toute ma vie. On regrette les choses que l’on a pas faite ! Ton article me redonne force et courage pour affronter ces doutes :)

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      J’en parlais dans un autre article justement, de ces doutes que j’avais pu avoir avant de partir à Montréal, à force de préparation en amont, on en vient avec le temps à ne plus être vraiment sure et certaine, et les « et si » s’en donnent à coeur joie dans nos têtes ! :)
      Ton projet n’est pas rien, un an et demi c’est beaucoup et il est légitime d’avoir ces doutes qui remontent à la surface. Mais il ne faut pas pour autant les laisser prendre toute la place et au contraire, se souvenir du pourquoi on a pris cette décision initialement et retrouver l’adrénaline du début, de l’envie d’ailleurs et du besoin aussi. :)
      J’ai envie de croire que si on ne fait les choses maintenant, alors on ne les fera pas. Ce n’est jamais bon de repousser et puis on ne sait pas de quoi demain sera fait ! Je peux comprendre ton envie de te poser, mais après tout, pourquoi ne pas le faire à ton retour ? :) Les choses ne s’arrêtent pas lorsque l’on s’en va, elles continuent sans nous, c’est vrai, et c’est à nous de prendre le train en marche en revenant (ou pas), car parfois le changement chamboule plus qu’on ne pouvait s’y attendre.
      En tout cas, pour y être passée, je ne peux que te dire une chose : fonce ! Et je suis plus que ravie si mon article a pu te faire retrouver force, confiance et courage en ton projet :)

  • Cyn - Blog voyages Lifestyle

    juin 26, 2017

    Super ce témoignage, j’ai vraiment adoré lire ton retour d’expérience ! Oui s’expatrier est vraiment une aventure incomparable. On apprend tellement ! Cela va faire 6 ans que je me suis expatriée aussi, d’abord en Tanzanie, puis au Congo et maintenant en Afrique du Sud. Et meme si certain jour c’est difficile je ne regrette absolument pas mon choix de vie :)

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      Merci beaucoup !! Je suis tellement heureuse de lire tous vos petits retours. Ca faisait si longtemps que je n’avais pas écris un article aussi perso par ici, et je me rends compte à quel point ca m’avait manqué. Et puis, Montréal a une place si chère dans mon coeur, que je suis ravie de voir que au-delà, mes mots prennent sens et écho à travers d’autres expériences :)
      Quelle parcours tu as ! Ca doit être une sacrée et belle aventure, et le plus beau est surement que tu n’aies aucun regret ! Tu aurais envie de rebouger ailleurs après l’Afrique du Sud, dans un autre pays d’Afrique (vue que tu as fait la Tanzanie et le Congo) ou nan, tu y es bien ?

  • Ornella

    juin 26, 2017

    Extraordinaire expérience. Moi, j’aimerai m’installer sans doute en Islande pour un an ou deux ans un jour.

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      Joli projet Ornella ! L’Islande est une expérience en soi en voyage, mais j’imagine à quel point elle doit être encore plus intense sur du long terme.

  • marionromain

    juin 26, 2017

    J’ai adoré lire cet article ! Ne pas avoir fait d’Erasmus restera probablement LE regret de mes études passées, mais ce n’est pas pour ça que j’exclue de partir vivre à l’étranger un jour. Qui sait ?

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      Comme on dit, il ne faut jamais dire jamais ! Comme toi j’ai regretté Erasmus, mais il y a tant d’autres occasions et opportunités :) Alors je te le souhaite fort fort un jour !

  • Eleusis & Mégara

    juin 25, 2017

    Il est super ton article, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire :)

    • Vagabondanse

      juin 27, 2017

      Merci ma petite ! Ca me fait tout plaisir de te lire par ici :)

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