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Israël : la mer Morte et ses paysages lunaires.

Israël : la mer Morte et ses paysages lunaires.

Après Tel Aviv-Jaffa, cap sur la mer Morte et ses paysages lunaires. Le coeur est gros comme cela que de quitter cette ville si surprenante et attachante. On laisse la ferveur de ses ruelles derrière nous pour gagner les rives et la quiétude de la mer Morte. Comme au premier jour, c’est à nouveau les yeux fermés que nous suivons Baron notre guide pour traverser Israël d’ouest en est, sans songer un instant à ce qui nous attendrait, à quel point les mots allaient encore une fois, manquer, face à de tels paysages, de telles émotions.

Israël : la mer Morte et ses paysages lunaires.

Ce voyage en Israël, aussi court qu’intense fut-il est cette sorte de petite boite métallique ou l’on entasse les unes à la suite des autres ces cartes postales reçues/chinées/envoyées. Celles-ci même que l’on accumule avec ce plaisir non dissimulé de s’y replonger de temps à autre. Ainsi, après une première carte postale de Tel Aviv-Jaffa, nous allions désormais en écrire une nouvelle, depuis la mer Morte et ses paysages grandioses. La route est longue, la carte aurait ainsi tout le temps et le loisir d’être noircie à foison, puisqu’un peu plus de 2h de route nous sépare du sud de la mer Morte, où nous nous rendons. L’occasion pour nous, en traversant ainsi le pays d’ouest en est en contournant la Cisjordanie, de découvrir une nouvelle facette d’Israël par le biais de ses campagnes cette fois-ci. Un tout autre regard porté, où le relief quelque peu montagneux vient se fondre aux terres agricoles. Parfois, il y a comme une résurgence de paysage méditerranéen qui me fait penser à certains coins du sud de la France. C’est vraiment étrange et à la fois fascinant que de trouver tant de similitudes alors même que je pensais Israël aux complets antipodes de chez nous. A l’instar de Tel Aviv-Jaffa, je reste ô combien surprise, aussi naïf que cela puisse être, du développement du pays et de la qualité des infrastructures routières. Chose que je n’aurais pu imaginer, pour avoir fait la Jordanie un mois avant. Je pensais en effet retrouver semblables similitudes, et non qu’Israël aurait de bien meilleures autoroutes !

Les heures défilent et les paysages aussi, au gré des anecdotes de Baron. Nous croiserons et apercevrons depuis l’autoroute, une petite ville, où il nous expliquera qu’auparavant, c’était un camp de bédouins. Un mode de vie semi-nomade, voire entièrement nomade parfois, que le gouvernement a voulu rendre sédentaire, en leur construisant des maisons en dur. Un changement profond pour ces derniers à travers lequel ils ne se retrouvent désormais plus, leur faisant ainsi perdre leur essence même de vie de bédouin. D’ailleurs, il ne sera pas rare de croiser malgré tout ci-et-là en approchant de la mer Morte et ses paysages, quelques troupeaux de dromadaires ! De quoi me rappeler à mes souvenirs jordaniens et à cette balade mémorable à dos de dromadaires dans le désert du Wadi Rum. ♡

A mesure que nous approchons de la mer Morte et avant véritablement d’entamer notre descente pour filer à près de 400m sous le niveau de la mer; on profite de la belle lumière de fin de journée pour s’arrêter de-ci de-là faire des photos au gré de la route. Baron a très bien cerné nos attentes et qu’on se le dise, il a l’oeil et le flair ! L’un des premiers arrêts nous fera littéralement bondir de la voiture. Une douce immensité vallonnée, avec ces petits talus de plantes pour rythmer cette courbe ondoyante que l’on devine sous nos pieds et qui ne cessent de grandir à mesure que nos yeux se posent sur les cimes qui nous font face.

Les pieds foulent, s’enlisent et s’accrochent parfois, sur ce sol sablonneux-rocailleux. Par endroits, le voilà qui craquèlent comme une terre d’argile, là où jadis, coulait encore un ruisseau. La parenthèse est comme suspendue, tant tout est réuni pour sentir jaillir au creux de nos yeux et de nos sourires, ce plaisir couplé à cette envie inhérente de photographier. Il n’y a pas plus beaux moments que ceux à l’aurore et au crépuscule, avec cette lumière à la fois douce et ardente. Nous ne devinions pas encore la moindre parcelle d’eau à l’horizon, mais déjà, le caractère lunaire de la mer Morte et ses paysages s’esquissait peu à peu sous nos yeux enfantins. A peine avions nous remis le pied en voiture, qu’au détour d’une dernière boucle, la voici qui se devine au travers du pare-brise.

C’est idiot mais, j’ai eu beau l’avoir déjà vu un mois auparavant, la surprise et l’émerveillement n’en était pas moindre. Au contraire, il y avait une pointe d’émotion à découvrir la mer Morte et ses paysages depuis les rives cette fois-ci, d’Israël, avec en toile de fond les montagnes de Jordanie. Tenter de réaliser l’insensé et se dire que peu de temps avant, on était là-bas, de l’autre côté de cette étendue salée. C’est si fou ! Aujourd’hui, je peux vous le dire et l’affirmer, la mer Morte et ses paysages sont bien plus beau depuis les côtes israéliennes, avec cette vue sur les montagnes jordaniennes. ♡

Les arrêts s’enchaînent et je crois bien que Baron désespère d’arriver pour de bon à l’hôtel avant la nuit (!) Mais qu’importe, on commence à se connaître mutuellement et il oublie finalement très vite cela lorsqu’il voit nos yeux s’illuminer, nos sourires s’agrandir en découvrant ces lieux chaque fois plus impressionnant, captivant, envoutant. Ô oui, les cartes postales se suivent, s’écrivent, le tableau se peaufine et le coup de coeur se dessine de plus en plus. Non, vraiment, jamais je n’aurais pensé pouvoir dire cela d’Israël. Non vraiment, jamais de cet Israël que je pensais (mé)connaître par tous ces a-priori, que l’on entend, raconte à tout-va. Non, vraiment, jamais je n’aurais pensé percevoir un tel positif dans tout ce négatif qu’on préfère nous assener. Nul n’est rose, nul pays, gouvernement n’est irréprochable et sans rentrer dans ces questions, ces considérations, ces positions propres à chacun; il est si dommage malgré tout dans le fond, de toujours vouloir tout mettre dans le même panier, quand des distinctions peuvent être faites. La question n’est pas de fermer les yeux, d’omettre ou de passer outre (sciemment ou non), mais elle n’est pas non plus de s’y restreindre uniquement; mais bel et bien de regarder par-delà, voire en complément; surtout quand le sujet est aussi sensible, a(e)ncré.

Une fois de plus donc, Baron a vu juste en empruntant cette route. Comme souvent, comme toujours, le regard oscille à tout-va; du creux de cette sorte de canyon aux sommets rocheux où le soleil vient se nicher, faire glisser ses derniers rayons, éblouir de ses ultimes lueurs. Admirer ces paysages lunaires d’Israël d’un côté, et découvrir la proximité de la Jordanie à, une étendue d’eau salée de là. Le coucher de soleil est inouï et nous profiterons aisément de ce spot pour le savourer. Apprécier ces premiers instants dans ce coin-ci, sur les rives de la mer Morte et ses paysages qui se dressent, pour finir par rosir sous le crépuscule naissant. Un joli tableau, comme j’aime à les rencontrer, les observer et les photographier. Ô que oui, cette nouvelle carate postale s’annonçait si belle.

Malgré tout, la curiosité est piquée. Car s’il n’y a bien qu’une seule mer Morte, je reste surprise ce jour là, étonnamment, de ne pas la reconnaitre. Son relief est si différent de celui que j’avais pu lui découvrir depuis les côtes de la Jordanie. Elle n’était en rien fragmentée comme ici, mais bel et bien limpide, tel un miroir. Finalement, c’est en arrivant à l’hôtel le soir même et en cherchant sur gmaps sur mon téléphone que je compris quelque part, cette double vision. En effet, si comme moi vous l’ignoriez, sachez que la mer Morte est en quelque sorte « scindée » en deux : une partie plus naturelle au nord et une plus « artificielle » au sud, faite de digues qui quadrillent des bassins d’évaporation, comme on aperçoit ci-dessus. Une différenciation géographique qui se ressent grandement dans les paysages que l’on y trouve. Si au sud on perçoit les « rivages » (digues) avoisinants; à l’inverse au nord, on a davantage cette sensation de « mer », de vaste étendue d’eau. Lorsque j’étais en Jordanie et que nous sommes allés à la mer Morte, nous avons été tout au nord de celle-ci, tandis que pour ce voyage, nous sommes allés au sud. Une jolie manière que de découvrir la mer Morte et ses paysages dans ses moindres aspects, ses moindres reliefs et tacher d’essayer de comprendre son histoire et son dramatique assèchement.

Les étapes de ce voyage ont beau se succéder, il y en a une qui demeure un rituel inchangé. Ce plaisir, et souvent ce choix pratique que d’arriver dans un lieu à la nuit tombée et n’en découvrir qu’au petit matin la vue. Comme ce matin-ci, en tirant à nouveau les rideaux de ma chambre d’hôtel et découvrant avec une pointe d’émotion, cette vue imprenable sur la mer Morte et ses paysages environnants, endormis. Apercevoir les côtes jordaniennes encore nimbée du voile de la nuit, attendant sagement que le soleil se lève et les révèle. Les digues si marquées de la veille ne semblent plus qu’être l’illusion de petites vagues, d’écume qui viendrait s’échouer sur la plage.

On se moque bien du réveil matinal, tant le spectacle ne pourrait se manquer, tant la douce aurore est à photographier. Il n’y a bien que quelques rares joggeurs pour venir rompre la quiétude de cet éveil. On presse le pas pour gagner l’une des digues et pouvoir avancer sur la mer Morte afin d’admirer ce beau lever de soleil. Une petite course contre la montre, impatients comme des gosses, à mesure que le ciel s’ouvre, que les couleurs jaillissent. Le spectacle est saisissant, entre ces teintes qui se mélangent et se fondent, ces reflets et ces cristaux de sel qui surgissent des eaux. Ô que oui, ce matin là, la carte postale est idyllique et s’immisce même en tête des plus belles, dans la petite boîte. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu et assisté à un aussi beau lever de soleil. Et puis, je ne peux m’empêcher d’avoir un sourire jusque là en observant de nouveau ce rivage jordanien, et en ressassant ces souvenirs si chers ♡

Le jour se lève pour de bon, illumine et irradie la cote israélienne pour dévoiler son relief rocheux en amont, et ses complexes hôteliers en aval. Je suis quelque part triste de voir pareil paysage « gâché » par un tel essor touristique. Le lieu en perdrait presque de son charme. Mais je préfère plonger mes yeux dans ces reflets miroir à mesure que le soleil gagne de la hauteur, que de le contraindre à la vue de ces blocs de béton. Il est aussi fascinant de pouvoir observer de si près les cristaux de sel. Pourvoir les toucher du bout des doigts au risque de se les cisailler tant certains reliefs sont à vif. On croirait en les regardant, à une dentelle, un napperon en crochet.

L’instant est aussi magique, onirique, qu’insensé. Marcher sur ces chapelets de sel, tel de petits icebergs émergeants des flots. Dans mon imaginaire, la mer Morte et ses paysages ressemblaient trait pour trait à cela, et quelle ne fut pas ma déception en Jordanie de ne pouvoir retrouver cela, ces monticules de sel disséminés. La surprise ne pouvait être que plus belle en Israël, que de découvrir une nouvelle facette de cette mythique mer Morte. Nous serons tant fascinés que nous mettrons un moment à nous résigner à devoir partir de ce lieu pour regagner l’hôtel et le rdv qui  nous y attendait.

Il est 10h lorsque nous retrouvons et rencontrons le frêle Harrick et son 4×4 tout droit sorti d’un autre monde ! On sent bien que cette jeep en a exploré des sentiers et on ne soupçonne pas encore où cette dernière et son conducteur vont nous emmener, les paysages que l’on va traverser et admirer. Une fois encore, il est l’heure de ressortir les crayons, une nouvelle carte postale s’ébauche !

A l’instar de Baron, nous nous confions à lui les yeux fermés ! Il n’en est pas à sa première excursion loin de là et l’avantage c’est qu’il a très vite fait de cerner ce que nous cherchons, ces fous d’images que nous sommes ! Du goudron au sable, de la mer Morte aux dunes rocheuses et aux canyons, nous allions en prendre plein les yeux. Nous savourons de prendre un peu le large des complexes hôteliers et de pouvoir admirer sous un nouvel angle encore cette belle mer Morte et ses paysages qui se déclinent comme autant de facettes multiples et insoupçonnées. Les monticules se dessinent à nouveau à l’horizon, à fleur d’eau comme de petits cumulus tombés du ciel.

Le soleil tend à gagner son zénith et un voile opaque semble vouloir emplir le creux de cette « vallée » entre les cotes israéliennes et jordaniennes, et ainsi fondre ciel et mer en un mirage. Le spectacle manque de superlatifs tant l’impression est grandiose. Comme souvent, nous n’étions qu’au début de la balade et nous aurions pu aisément nous contenter de ce lieu tant il nous captivait. Je garderais un joli souvenir de ce moment, grâce à ce portrait immortalisé d’Harrick, que j’affectionne tout particulièrement. Il a si fière allure je trouve, semblant sortir tout droit d’une série américaine avec ses aviator azur !

Les kilomètres s’enchainent, et je peine à en croire mes yeux lorsqu’ils se posent sur le compteur de son 4×4…. près de 500 000 kms !! Finalement, à en voir l’état, ce n’est même pas surprenant ! Je souris en imaginant toutes les excursions, toutes les situations qu’ils ont pu rencontrer tous les deux. On croirait que tout Israël est passé dans ce 4×4, tant il a de la bouteille comme on dit. C’est aussi improbable que rêvé comme situation ! On se laisse prendre au jeu et allons bon train aux envies d’Harrick. Les paysages changent du tout au tout à mesure que l’on s’enfonce dans les canyons, qu’il teste notre appréhension et résistance en faisant rouler le 4×4 à la quasi verticale ! Il est taquin et on aime ca ! Nos fous rires s’en souviennent.

D’un canyon exiguë, ancien bras de rivière que l’on devine aisément submergée par les eaux au moment des pluies, à une plaine aride et vaste… la mer Morte et ses paysages lunaires ne peuvent être plus explicites. Il y a comme un air de Death Valley. Je ne peux m’empêcher de penser aux US et à cette dernière en arrivant à proximité de ce nouveau canyon que l’on surplombe, au coeur de cette vaste plaine aride. Nous sommes seuls au monde, il n’y a que l’immensité à perte de vue pour répondre à notre écho silencieux et solitaire. L’impression est saisissante sous ce soleil de plomb et cette chaleur qui nous enrôle et fait peut à peut rougir nos peaux.

Nous espérions beaucoup de cette virée en 4×4, à défaut de pouvoir parcourir et découvrir le désert de Néguev à l’extrémité sud du pays; mais jamais nous ne pensions un instant découvrir de tels points de vue, une telle richesse de paysage à deux pas de la mer Morte. Un réel paysage lunaire qui dépayse et qu’on ne soupçonne pas un instant trouver en Israël.

Massada

Une fois n’est pas coutume dans ce voyage, c’est le coeur serré que nous quittons Harrick, tant nous aurions pu poursuivre l’exploration à ses côtés toute la journée durant; pour retrouver avec le sourire notre cher Baron et poursuivre l’écriture de cette douce et éclectique carte postale israélienne. Du sud au nord il n’y a qu’un pas, et nous le franchissons pour quitter les abords de la mer Morte et ses paysages afin de s’enfoncer quelque peu dans les terres pour gagner en hauteur, en quête de la forteresse de Massada. Les plus courageux y monteront à pieds, sinon vous avez aussi l’option du funiculaire ! Une visite à part pour moi, qui eut un écho tout particulier, puisque j’avais étudié le site quelques années en arrière, lors de ma licence d’histoire de l’art. Il y avait ainsi ce petit quelque chose que de passer dans une certaine mesure, de la théorie à la pratique et de pouvoir être et voir in situ ses cours, comme, prendre vie, se matérialiser et devenir plus que concret.

L’histoire de ce site archéologique, de cette Medsada (forteresse en hébreux) qui surplombe la mer Morte d’un côté et le désert de Judée de l’autre, est aussi insensé que ne l’est la vue en son sommet. Je ne pourrais vous la conter par ici tant elle est longue et fournie, mais je vous invite grandement à aller vous renseigner dessus si vous êtes curieux et désirez en apprendre sur ce symbole de l’identité culturelle juive, et par-delà du combat universel de la liberté contre l’oppression ! En effet, lorsque la Judée est tombée aux mains de l’empire romain, les derniers patriotes juifs ont préféré se donner la mort plutôt que de subir l’esclavage des assiégeants romains.

Ein Gedi

Le site est immense et nous ne pourrons le faire dans son intégralité, tant le temps nous presse et la chaleur nous écrase. D’heureuses surprises et rencontres viendront faire taire cela, comme en bordure de route avec ce petit groupe de bouquetins. Baron nous contera même qu’il n’est pas rare, parfois, selon les endroits, d’en croiser sur les toits des voitures sous les arbres bas ! Nous ne pouvions y croire, mais photo à l’appuie nous n’avons pas eu le choix et c’était assez dingue et improbable !

Avant de mettre le cap pour de bon vers Jérusalem et de laisser derrière nous la mer Morte et ses paysages plus fous les un que les autres, nous traversons brièvement la réserve naturelle d’Ein Gadi, comme une promesse, une invitation pour y revenir une autre fois et s’engouffrer dans le méandre de cette gorge en quête de cette fameuse cascade que l’on affirme, devoir trouver au bout de la rando. Le cadre est en tout cas prometteur, mais à nouveau, le temps joue contre nous ! Il nous faut déjà sauter une ligne à la douce carte postale en se jurant de revenir la compléter un jour.

Nous devions faire un choix, Ein Gedi ou bien la route, et c’est finalement Baron qui le fera pour nous en privilégiant la route, et à son habitude, en ayant une idée derrière la tête. Si sur le coup, nous avions une petite pointe de déception, celle-ci n’a pu que vite se dissiper en reprenant la route et admirant les paysages et les premières haltes aux abords de la mer Morte, mais cette fois-ci, côté nord de cette dernière. Je retrouve ce paysage que je connais déjà, ce relief dentelé, ce bleu azur que le soleil zénithale ravive et réchauffe. Je me rends compte de toute la diversité de la mer Morte et ses paysages, toutes ces subtilités, ces changements d’un bord à l’autre, d’un virage à l’autre. C’est surement ce qu’il y a de plus beau dans le fait de venir à la mer Morte, qu’importe le côté, qu’il soit israélien ou jordanien, il y a tant de points de vues, tant de visions à porter sur celle-ci et offertes par cette dernière, qu’il est bien impossible d’en être lassé, de ne plus en être émerveillé. ♡

Wadi Qelt

Si cette carte postale au coeur de la mer Morte et ses paysages lunaires ne devait garder qu’un seul et unique souvenir; aussi difficile cela serait-il de choisir, je pense indéniablement, que ce serait ce coup de coeur immense que nous avons eu en fin de journée. Cette surprise inespérée que nous a fait Baron, que de nous emmener au Wadi Qelt, désert venant de Jérusalem et s’en allant jusqu’à Jericho. Je nous revois nous engouffrer avec la voiture jusqu’à soudain voir l’horizon s’ouvrir.

Plus que jamais, les mots manquent. Grandement. Intensément. La bouche s’entrouvre, mais les yeux s’écarquillent de plus belle et parlent à eux seuls. Ces dunes qui ondulent à perte de vue, cet infime village au creux en contrebas ou à l’inverse les hauteurs de Jérusalem tout au loin au loin que l’on devine, cette touffe de végétation comme perdue au milieu de nulle part là-bas, ou encore ces montagnes qui se dressent plus imposantes, par-là. Une fois n’est pas coutume, la surprise est on ne peut plus belle, le timing on ne peut plus parfait avec cette lumière qui tend à la fin de journée. Nous n’en sommes pas encore à celle du crépuscule, mais elle est déjà si adoucie, si enveloppante pour pouvoir faire naître et creuser ces ombres, ces contrastes. On croirait à une peinture. ♡

Nous ne pouvions espérer plus belle manière de dire au revoir à la mer Morte et ses paysages, qu’au travers de ce dernier regard posé sur Wadi Qelt. Une ultime carte postale à l’image d’Israël, surprenante, une fois de plus. Une de plus, avant d’écrire sans aucun doute, la plus émouvante de toute, le lendemain, à Jérusalem


Un grand merci à  l’OT d’Israël & à Article Onze pour leur confiance et cette invitation rêvée.

8 comments

  • Yohan Delalande

    février 10, 2017

    Bravo! Je découvre ton blog avec cet article.. Ton style d’écriture est très profond et m’inspire! J’avais l’impression de vivre votre voyage.
    Et à travers toutes ses photos, j’aurai pu être à l’arrière de la voiture. C’est là que je me rends compte de la diversité de notre monde!..
    Continue comme ça! C’est dingue!

  • Léa

    février 10, 2017

    J’admire tes photos depuis un bon moment Samantha (depuis que je connais Candice L. je crois bien), et tes articles sur Israël m’ont particulièrement touchée, ce qui me pousse à commenter aujourd’hui :)
    J’ai de la famille en Israël ce qui m’a permis d’y faire plusieurs visites depuis mon enfance dont une il y à peine une semaine. Ton oeil de photographe a su capturer la beauté des différents sites qui font la richesse du pays, et ce sans préjugés. Les médias en ternissent tellement son image que finalement, peu de gens savent réellement ce qui s’y passe.
    Ca devait être incroyable de voir la Mer Morte depuis les côtes Jordaniennes et Israëliennes ensuite.
    J’ai hâte de lire ton article sur Jérusalem et de découvrir quels coins tu as visités, ce que tu en as pensé :)

  • padoune

    février 9, 2017

    Et bien c’est impressionnant… à vrai dire si je n’avais pas lu l’intitulé je n’aurais pas su où me situer sur Terre… un paysage lunaire digne des déserts américains par moment, et la pureté d’un lieu dont on ignore tout… c’est juste fou!! J’adore!! Merci encore Samantha, ça devient difficile de trouver des adjectifs, d’articles en articles on se perd dans un lot de pensées et d’émotions, alors juste merci de nous faire voyager <3

  • marionromain

    février 9, 2017

    Ces paysages… C’est absolument incroyable comme tu réussis à en saisir la beauté.

  • Sachie

    février 9, 2017

    Tes photos sont vraiment magnifiques, merci pour la découverte, encore un pays que je dois rajouter à ma longue liste de « pays à photographier » !

  • Aurore

    février 9, 2017

    Encore un magnifique article, plus surprenant que le premier pour moi. Je ne m’attendais pas du tout à ses blocs de sel dans la mer ou encore ce relief montagneux désertique. J’apprécie aussi beaucoup tes aller-retour avec la Jordanie, ça permet de mieux comprendre les différences et les ressemblances de pays d’une même zone géographique.

  • Camille

    février 9, 2017

    Des paysages lunaires, c’est exactement ça, c’est vraiment impressionnant. Je n’avais pas idée, de tout cela, ces paysages, je suis complètement fan de ces voyages que tu nous permets de faire chaque semaine, c’est magique.

  • Alice

    février 9, 2017

    Je n’en reviens pas de découvrir ces déserts et ces canyons Israëliens, sculptés par le temps et la météo… À vrai dire, je me rends compte que je ne m’étais jamais posé la question (bouuuuh !) d’essayer de savoir à quoi ressemblaient les paysages par là-bas, mais purée que c’est beau beau BEAU ! Et surement un peu plus grâce à ton oeil et à ta sensibilité qui nous permettent de vivre tout ça comme tu l’as vécu, de pouvoir nous aussi ranger des petites boites métalliques dans nos étagères :)

    Et quel bonheur de découvrir la Mer Morte juste après l’avoir découverte en Jordanie, l’expérience doit être si particulière, si touchante !

    J’allais te dire que j’aime beaucoup ton reflective portrait dans les lunettes, mais ça voudrait dire que j’oublie toutes les autres photos alors que ce n’est assurément pas le cas (le portrait d’Harrick♡) ! Alors du coup je vais toutes les épingler sur Pinterest :p
    Merci pour le voyage Sam, des bisous !

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